L’effervescence autour du développement de l’oasis a rappelé les préparatifs d’un mariage à Sofiane Si Merabet (It’s not early anymore). « Comme si nous préparions la rencontre entre AlUla et le monde », a souligné Jean-François Charnier, évoquant le projet de l’artiste franco-algérien. Après six semaines d’efforts, ce dernier a réussi à convaincre Nujood, la seule chanteuse de mariage (tagaga) d’AlUla, d’être filmée et de faire partie de l’œuvre. D’abord réticente, elle est devenue une formidable promotrice de l’œuvre, jusqu’à vouloir chanter devant quarante personnes lors de l’inauguration. « Cela rappelait à la population locale les chants traditionnels de l’oasis, auxquels nous n’avions jamais eu accès avant, sauf peut-être les anthropologues », rapporte Arnaud Morand, responsable de la création et de l’innovation au sein d’Afalula.