Directrice du pôle
Environnement & Infrastructures
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Directrice du pôle
Environnement & Infrastructures
3 QUESTIONS À ...
Cette stratégie vise à assurer la sécurité en eau dans la région pour l’avenir. En premier lieu,
le bilan hydrique en cours de réalisation, en parallèle d’un scénario de référence, afin d’évaluer
de manière dynamique dans le temps l’écart entre l’offre et la demande.
D’autres scénarios seront envisagés pour poser le cadre régulatoire, déterminer les interventions
requises pour garantir la ressource en eau et lutter contre le risque de pénurie. Le plan d’action,
fondé sur les résultats de ces interventions, intégrera différents outils, comme le cadre
réglementaire, la tarification, la gouvernance locale, etc.
Enfin, un plan d’exécution, accompagné d’un calendrier et d’un dispositif de suivi, sera
recommandé. Parce que l’eau concerne tout le monde, ce projet fera l’objet d’une approche
participative. Il sera piloté par un groupe de travail pluripartite et commun à AFALULA et
à la RCU, afin que tous les intérêts relatifs à l’eau soient pris en compte. L’étude a été lancée
après évaluation conjointe des offres. La mise en œuvre s’appuiera sur une collaboration
renforcée entre la RCU et AFALULA.
Quelles sont les grandes lignes de cette stratégie de gestion intégrée de l’eau ?
Un programme holistique a été conçu pour garantir la pérennité conjointe des ressources en eau
et de l’agriculture. Il est en cours de déploiement. Là où peu d’information scientifique existait,
deux missions de terrain réalisées entre 2019 et 2022 par le Bureau de Recherches Géologiques
et Minières (BRGM) ont permis de cartographier l’ensemble des nappes souterraines d’AlUla et
de délimiter les zones de captage d’eau réservées à l’irrigation et à la consommation.
Ces missions ont également nourri la stratégie agricole et le plan de transformation des systèmes
d’irrigation, destiné à optimiser la consommation d’eau et l’empreinte agricole.
Ces travaux ont par ailleurs permis de développer un modèle hydrogéologique pour les deux
nappes aquifères présentes sous AlUla. Plusieurs scénarios ont été envisagés afin de prendre
les bonnes décisions pour l’avenir de l’eau et de l’agriculture dans la région. D’autre part,
un réseau piézométrique a été conçu pour contrôler le niveau de l’eau dans la nappe,
en continu et à distance. Dès qu’il sera en place, ce suivi en temps réel permettra le pilotage
du système aquifère et des disponibilités en eau. L’ensemble des études et des travaux
réalisés ont confirmé la nécessité d’élaborer une stratégie de gestion intégrée
de l’eau à AlUla.
Quels sont les projets déployés à AlUla dans le but d’optimiser
les systèmes d’irrigation des territoires et les rendre ainsi plus durables ?
Sans eau, pas de vie. Sans bleu, pas de vert », comme l’a résumé l’océanographe américaine
Sylvia Earle. En agriculture, l’eau est essentielle et un pilotage fin de l’irrigation est crucial dans
les géographies où l’eau est une ressource rare, comme c’est le cas à AlUla.
Alors qu’AlUla fait actuellement l’objet d’un programme de développement ambitieux, il y a déjà
tension sur la ressource - du fait d’une demande accrue pour des besoins non agricoles et aussi
de la multiplication des projets agricoles.
Mettre en œuvre une gestion raisonnée de l’eau à AlUla, y compris en matière d’irrigation,
est donc une nécessité. Les économies ainsi réalisées peuvent être mises à profit pour d’autres
usages ; elles servent également un meilleur rendement agricole.
L’agriculture étant la première activité consommatrice d’eau à AlUla, son potentiel d’économies
est aujourd’hui le plus important. Cela nécessite de repenser l’usage de l’eau, notamment dans les
pratiques et techniques d’irrigation, les modes de culture, etc. Cet exercice présentera également
d’autres bénéfices pour les agriculteurs, tels que la réduction des coûts de pompage, la possibilité
d’améliorer leur productivité et l’augmentation de leur rendement. Grâce à l’oasis, l’agriculture
confère à AlUla une âme unique et compte beaucoup pour sa communauté, sa culture et
son patrimoine.
Quelle est aujourd’hui l’importance de la gestion de l’eau dans les projets agricoles de la région ?
Sans eau, pas de vie. Sans bleu, pas de vert », comme l’a résumé l’océanographe américaine Sylvia Earle. En agriculture, l’eau est essentielle et un pilotage fin de l’irrigation est crucial dans les géographies où l’eau est une ressource rare, comme c’est le cas à AlUla.
Alors qu’AlUla fait actuellement l’objet d’un programme de développement ambitieux, il y a déjà tension sur la ressource - du fait d’une demande accrue pour des besoins non agricoles et aussi
de la multiplication des projets agricoles.
Mettre en œuvre une gestion raisonnée de l’eau
à AlUla, y compris en matière d’irrigation, est donc une nécessité. Les économies ainsi réalisées
peuvent être mises à profit pour d’autres usages ;
elles servent également un meilleur rendement
agricole.
L’agriculture étant la première activité consommatrice d’eau à AlUla, son potentiel d’économies est aujourd’hui le plus important.
Cela nécessite de repenser l’usage de l’eau,
notamment dans les pratiques et techniques d’irrigation, les modes de culture, etc. Cet exercice présentera également d’autres bénéfices pour
les agriculteurs, tels que la réduction des coûts de pompage, la possibilité d’améliorer leur productivité et l’augmentation de leur rendement. Grâce à l’oasis, l’agriculture confère à AlUla une âme unique et compte beaucoup pour sa communauté,
sa culture etson patrimoine.
Quelle est aujourd’hui l’importance de la gestion de l’eau dans les projets agricoles de la région ?
Un programme holistique a été conçu pour garantir la pérennité conjointe des ressources en eau et
de l’agriculture. Il est en cours de déploiement.
Là où peu d’information scientifique existait,
deux missions de terrain réalisées entre 2019 et 2022 par le Bureau de Recherches Géologiques
et Minières (BRGM) ont permis de cartographier l’ensemble des nappes souterraines d’AlUla et
de délimiter les zones de captage d’eau réservées
à l’irrigation et à la consommation.
Ces missions ont également nourri la stratégie agricole et le plan de transformation des systèmes
d’irrigation, destiné à optimiser la consommation d’eau et l’empreinte agricole.
Ces travaux ont par ailleurs permis de développer
un modèle hydrogéologique pour les deux nappes aquifères présentes sous AlUla. Plusieurs scénarios
ont été envisagés afin de prendre les bonnes décisions pour l’avenir de l’eau et de l’agriculture dans la région. D’autre part, un réseau piézométrique a été conçu pour contrôler le niveau de l’eau dans
la nappe, en continu et à distance. Dès qu’il sera en place, ce suivi en temps réel permettra le pilotage
du système aquifère et des disponibilités en eau. L’ensemble des études et des travaux réalisés ont confirmé la nécessité d’élaborer une stratégie de gestion intégrée de l’eau à AlUla.
Quels sont les projets déployés à AlUla dans
le but d’optimiser les systèmes d’irrigation
des territoires et les rendre ainsi plus durables ?
Cette stratégie vise à assurer la sécurité en eau
dans la région pour l’avenir. En premier lieu, le bilan hydrique en cours de réalisation, en parallèle d’un scénario de référence, afin d’évaluer de manière dynamique dans le temps l’écart entre l’offre et
la demande.
D’autres scénarios seront envisagés pour poser
le cadre régulatoire, déterminer les interventions
requises pour garantir la ressource en eau et lutter contre le risque de pénurie. Le plan d’action,
fondé sur les résultats de ces interventions, intégrera différents outils, comme le cadre
réglementaire, la tarification, la gouvernance
locale, etc.
Enfin, un plan d’exécution, accompagné d’un calendrier et d’un dispositif de suivi, sera
recommandé. Parce que l’eau concerne tout
le monde, ce projet fera l’objet d’une approche
participative. Il sera piloté par un groupe de travail pluripartite et commun à AFALULA et à la RCU,
afin que tous les intérêts relatifs à l’eau soient pris
en compte. L’étude a été lancée après évaluation conjointe des offres. La mise en œuvre s’appuiera sur une collaboration renforcée entre la RCU
et AFALULA.
Quelles sont les grandes lignes de cette stratégie de gestion intégrée de l’eau ?
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