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C’est un projet qui a été pensé, conçu et mis en œuvre dans un esprit de co-construction, où chaque partie apporte son expertise et son savoir. Le chantier accueille de nombreux étudiants de l’Université du Roi Saoud mais aussi de France. Ils apprennent les rudiments du métier ensemble. L’harmonie qui règne dans ce projet tient beaucoup à l’amitié et au respect mutuel que se porte les co-directeurs, qui se connaissent depuis de nombreuses années et souhaitaient bâtir un projet commun qui renforce leur collaboration.

Comment s’opère la collaboration franco-saoudienne sur le projet Dadan ?

Comme dans toute mission archéologique qui se doit, l’approche est résolument

pluridisciplinaire, allant du céramologue à l’archéozoologue en passant par l’épigraphiste,

le topographe, l’historien et bien entendu le fouilleur.

Quels types d’expertise sont mobilisés

sur cette mission ?

Les enjeux sont multiples et passionnants : il s’agit de comprendre la genèse, le développement et le fonctionnement d’une ville majeure du Nord-Ouest de l’Arabie au 1er millénaire avant notre ère, et de définir à partir des vestiges archéologiques ce qu’était la société dadanite puis lihyanite, connue essentiellement pour l’instant à travers les sources épigraphiques. Les fouilles menées par la mission franco-saoudienne ont révélé une zone sacrée et funéraire au pied de la falaise avec de nombreux artefacts conservés in situ (statuettes, tables de libation…) et un quartier d’habitat de la fin de l’Antiquité (aux alentours du IVe siècle de notre ère) au sud du site. Mais également plusieurs phases d’occupation dans le sanctuaire autour du bâtiment principal et une statue colossale venant compléter la dizaine déjà connue. Et enfin, au sommet du Jabal al-Khuraybah, l’attestation d’une occupation humaine importante au 1er millénaire et dans les phases ultérieures, qui démontre que la circulation dans la vallée d’AlUla n’était pas seulement horizontale mais également verticale.

Quels sont les enjeux des missions archéologiques menées à Dadan et qu’y-a-t ’on déjà découvert ?

Directrice de l'Archéologie

& du Patrimoine

INGRID

PÉRISSÉ-VALÉRO

3 QUESTIONS À ...

Scrollez

Les enjeux sont multiples et passionnants : il s’agit de comprendre la genèse, le développement et le fonctionnement d’une ville majeure du Nord-Ouest de l’Arabie au 1er millénaire avant notre ère, et de définir à partir des vestiges archéologiques ce qu’était la société dadanite puis lihyanite, connue essentiellement pour l’instant à travers les sources épigraphiques. Les fouilles menées par la mission franco-saoudienne ont révélé une zone sacrée et funéraire au pied de la falaise avec de nombreux artefacts conservés in situ (statuettes, tables de libation…) et un quartier d’habitat de la fin de l’Antiquité (aux alentours du IVe siècle de notre ère) au sud du site. Mais également plusieurs phases d’occupation dans le sanctuaire autour du bâtiment principal et une statue colossale venant compléter la dizaine déjà connue. Et enfin, au sommet du Jabal al-Khuraybah, l’attestation d’une occupation humaine importante au 1er millénaire et dans les phases ultérieures, qui démontre que la circulation dans la vallée d’AlUla n’était pas seulement horizontale mais également verticale.

Quels sont les enjeux des missions archéologiques menées à Dadan et qu’y-a-t ’on déjà découvert ?

C’est un projet qui a été pensé, conçu et mis en œuvre dans un esprit de co-construction, où chaque partie apporte son expertise et son savoir. Le chantier accueille de nombreux étudiants de l’Université du Roi Saoud mais aussi de France. Ils apprennent les rudiments du métier ensemble. L’harmonie qui règne dans ce projet tient beaucoup à l’amitié et au respect mutuel que se porte les co-directeurs, qui se connaissent depuis de nombreuses années et souhaitaient bâtir un projet commun qui renforce leur collaboration.

Comment s’opère la collaboration franco-saoudienne sur le projet Dadan ?

Comme dans toute mission archéologique qui se doit, l’approche est résolument

pluridisciplinaire, allant du céramologue à l’archéozoologue en passant par l’épigraphiste,

le topographe, l’historien et bien entendu le fouilleur.

Quels types d’expertise sont mobilisés

sur cette mission ?