septembre 2026
alula peregrina filiere cosmetique dexcellence
alula peregrina filiere cosmetique dexcellence https://horizon-afalula.com/wp-content/uploads/2026/09/vignette-peregrina.jpg 700 442 Horizon Afalula Horizon Afalula https://secure.gravatar.com/avatar/712e9cb0fab4a1cb12a62a1cf70c400259e1715a2fc29e9adc96bab7ee0d082b?s=96&d=mm&r=glichens un atlas des vies minuscules
lichens un atlas des vies minuscules https://horizon-afalula.com/wp-content/uploads/2026/09/vignette-lichens.jpg 700 442 Horizon Afalula Horizon Afalula https://secure.gravatar.com/avatar/712e9cb0fab4a1cb12a62a1cf70c400259e1715a2fc29e9adc96bab7ee0d082b?s=96&d=mm&r=g0
Inventorier les lichens permet avant tout de documenter une composante
de la biodiversité longtemps peu étudiée dans la région. L’inventaire mené
à AlUla et Khaybar, entre 2024 et 2025, a porté sur 132 sites d’échantillonnage
avec plus d’un millier de spécimens collectés, ce qui a permis de recenser
plus d’une centaine de taxons. Ces données constituent désormais une
première référence scientifique pour mieux connaître la répartition
des espèces et identifier celles présentant un intérêt particulier
pour la conservation. Les lichens peuvent également servir de
bioindicateurs de la qualité environnementale, et plus
particulièrement de la qualité de l’air, en raison de
leur sensibilité aux polluants atmosphériques.
L’analyse des résultats de l’inventaire prévoit
l’élaboration d’un indice de rareté lichénique adapté
à la région. Cet indice permettra de hiérarchiser
les enjeux de conservation et d’identifier des
micro-réserves consacrées aux lichens
et à leurs habitats.
Inventorier les lichens permet avant tout de documenter
une composante de la biodiversité longtemps peu étudiée
dans la région. L’inventaire mené à AlUla et Khaybar,
entre 2024 et 2025, a porté sur 132 sites d’échantillonnage
avec plus d’un millier de spécimens collectés, ce qui a permis
de recenser plus d’une centaine de taxons. Ces données
constituent désormais une première référence scientifique
pour mieux connaître la répartition des espèces et identifier
celles présentant un intérêt particulier pour la conservation.
Les lichens peuvent également servir de bioindicateurs
de la qualité environnementale, et plus particulièrement
de la qualité de l’air, en raison de leur sensibilité aux polluants
atmosphériques. L’analyse des résultats de l’inventaire prévoit
l’élaboration d’un indice de rareté lichénique adapté
à la région. Cet indice permettra de hiérarchiser
les enjeux de conservation et d’identifier des
micro-réserves consacrées aux lichens
et à leurs habitats.
RÉVÉLER UNE BIODIVERSITÉ PEU CONNUE
« Les lichens
ne puisent pas
d'eau dans le sol :
ils la captent dans l'air,
et le reste du temps,
ils attendent. »
DÉCOUVRIR
L’ATLAS
DES LICHENS
VOIR LA VIDÉO
Rana El Zein,
directrice adjointe Patrimoine naturel
et biodiversité à AFALULA,
présente l’Atlas :
« Les déserts ne sont pas des lieux où les organismes meurent,
ce sont plutôt des lieux où les organismes réussissent avec moins. »
« Les déserts ne sont pas des lieux où les organismes meurent,
ce sont plutôt des lieux
où les organismes réussissent
avec moins. »
LA VIE L’EMPORTE
Les lichens sont les premiers organismes capables de coloniser les roches,
qu’ils vont altérer au cours du temps, participant ainsi à la formation du
sol. Avec les bryophytes, les cyanobactéries et d’autres microorganismes,
les lichens contribuent à la formation de la « croûte biologique »
des sols désertiques, laquelle participe à la stabilisation des sols,
à l’infiltration de l’eau et au cycle des nutriments, notamment
par la fixation de l’azote atmosphérique.
La préservation de ces communautés est donc essentielle
au fonctionnement et à la résilience des écosystèmes
désertiques, notamment dans le cadre
de programmes de restauration
écologique.
Les lichens sont les premiers organismes capables
de coloniser les roches, qu’ils vont altérer au cours
du temps, participant ainsi à la formation du sol.
Avec les bryophytes, les cyanobactéries et d’autres
microorganismes, les lichens contribuent à la formation
de la « croûte biologique » des sols désertiques, laquelle
participe à la stabilisation des sols, à l’infiltration de l’eau
et au cycle des nutriments, notamment par la fixation
de l’azote atmosphérique.
La préservation de ces communautés
est donc essentielle au fonctionnement
et à la résilience des écosystèmes
désertiques, notamment dans
le cadre de programmes
de restauration
écologique.
DES PIONNIERS
DES MILIEUX ARIDES
Contrairement aux plantes, les lichens ne possèdent ni racines ni tiges leur permettant de puiser l’eau dans le sol. Ils absorbent directement l’eau présente dans leur environnement : pluie, humidité atmosphérique ou condensation, et peuvent réduire fortement leur activité métabolique lorsque les conditions deviennent trop sèches.
Peltula euploca, par exemple, se rétracte contre la roche et entre dans un état de quasi-dormance pendant les longues périodes sèches, avant de reprendre son activité lorsque l’humidité revient. Acarospora lavicola, dont le nom évoque son affinité pour les milieux volcaniques, forme quant à elle des taches jaune soufre sur des roches de lave dépourvues de toute autre forme de vie.
La diversité géologique et topographique d’AlUla et de Khaybar crée une diversité de microhabitats et de refuges microclimatiques pour les lichens dans ce désert qualifié d’hyperaride, tels que les fissures des plateaux basaltiques, les canyons gréseux ombragés, les zones de suintement, les systèmes de sources, les chenaux de ruissellement, les parois rocheuses abritées et les milieux montagneux d’altitude. La diversité des lichens est donc associée à la diversité des substrats.
L’ART DE SURVIVRE AVEC TRÈS PEU
Les lichens sont formés par une association symbiotique entre un champignon et un partenaire photosynthétique (une algue microscopique ou une cyanobactérie).
Le champignon constitue la structure protectrice du lichen, alors que le partenaire photosynthétique produit des composés carbonés pour assurer l’alimentation. Cette association permet aux lichens de coloniser certains des milieux les plus contraignants de la planète. Sécheresse prolongée, fortes amplitudes thermiques, rayonnement solaire intense : autant de conditions caractéristiques des environnements désertiques auxquelles de nombreuses espèces sont remarquablement adaptées.
Longtemps restés en marge des inventaires de biodiversité,
les lichens constituent pourtant une composante remarquable
des écosystèmes arides. Discrets mais particulièrement adaptés
aux conditions extrêmes, ils participent au fonctionnement écologique
des milieux désertiques et peuvent contribuer à mieux comprendre
leur état de conservation. Fruit du premier inventaire des lichens d'AlUla
et du géoparc de Khaybar, le premier Atlas des lichens
présente les vingt espèces les plus communes parmi
plus d’une centaine de taxons recensés.
Longtemps restés en marge
des inventaires de biodiversité,
les lichens constituent pourtant
une composante remarquable
des écosystèmes arides.
Discrets mais particulièrement
adaptés aux conditions extrêmes,
ils participent au fonctionnement écologique des milieux désertiques
et peuvent contribuer à mieux comprendre leur état de
conservation. Fruit du premier inventaire des lichens d'AlUla
et du géoparc de Khaybar,
le premier Atlas des lichens
présente les vingt espèces
les plus communes parmi plus
d’une centaine de taxons recensés.
DES VIES MINUSCULES
LICHENS, UN ATLAS
MINUSCULES
UN ATLAS DES VIES
LICHENS,
Territoire et patrimoine naturel
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