Inventorier les lichens permet avant tout de documenter une composante
de la biodiversité longtemps peu étudiée dans la région. L’inventaire mené
à AlUla et Khaybar, entre 2024 et 2025, a porté sur 132 sites d’échantillonnage
avec plus d’un millier de spécimens collectés, ce qui a permis de recenser
plus d’une centaine de taxons. Ces données constituent désormais une
première référence scientifique pour mieux connaître la répartition
des espèces et identifier celles présentant un intérêt particulier
pour la conservation. Les lichens peuvent également servir de
bioindicateurs de la qualité environnementale, et plus
particulièrement de la qualité de l’air, en raison de
leur sensibilité aux polluants atmosphériques.
L’analyse des résultats de l’inventaire prévoit
l’élaboration d’un indice de rareté lichénique adapté
à la région. Cet indice permettra de hiérarchiser
les enjeux de conservation et d’identifier des
micro-réserves consacrées aux lichens
et à leurs habitats.


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